A Belfort, l'Usine envisage une gouvernance collective

22 Avril 2015
- par
Emilie

​Le 14 avril dernier, les Echos consacrait un article à l'Usine, dans le cadre d'un tour d'horizon du coworking. 

A Belfort, l'Usine envisage une gouvernance collective
MONIQUE CLEMENS / CORRESPONDANTE À BESANÇON | LE 13/04 À 06:00

Après quatre ans d'existence, l'Usine remet à nouveau son modèle à plat. A Belfort, dans cet espace de travail partagé installé au coeur du vaste pôle industriel Techn'Hom - où cohabitent les géants de l'énergie Alstom, General Electric et leurs sous-traitants -, travaillent et se croisent 22 professionnels. Des consultants, communicants, spécialistes du numérique « et de plus en plus de travailleurs indépendants et nomades »,constate Emilie Castellano, salariée à mi-temps de l'Usine. Après le système d'échange de locaux contre des animations culturelles, qui ont permis de démarrer, ses fondateurs ont choisi de s'éloigner du modèle de l'économie sociale et solidaire et de diminuer le recours aux subventions, qui ne pèsent plus que 20 %. « La structure s'autofinance petit à petit, avec les loyers et avec des projets de groupe : un livre sur les enjeux du travail, un organisme de formation… » Cette fois, c'est le fonctionnement social qui est remis en cause. « Le co-working est un phénomène de mode qui remet du lien social, mais je pense qu'il faut passer à la vitesse supérieure », poursuit-elle. « Toute la difficulté est de laisser vivre les co-workers dans le collectif sans entrer dans le communautarisme. » Le modèle que l'Usine souhaite mettre en place permettrait notamment de partager la gouvernance. Des « work shops » largement ouverts sur l'extérieur et un projet d'investissement pour faciliter les collaborations ont été lancés. 
M. C., Les Echos

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