Yes we change : Un world Café pour se transformer !

23 Avril 2015
- par
Emilie

 

Ca pourrait commencer comme ça : "Sois le changement que tu veux voir dans le monde". C'était le 27 mars dernier à l'Usine, une deuxième étape, après l'Happy New Brunch de début d'année pour passer à l'action et changer, se changer, changer notre regard sur nous, sur notre territoire. Comment ? Grâce à un World Café réunissant des entrepreneurs, coworkers, étudiants, salariés du secteur public et privé, institutionnels et retraités. La grande question qui nous réunissait tous cette après-midi de mars : Comment pouvons-nous être ensemble des acteurs de changement au service du développement humain et économique de notre territoire ? Un après-midi animé par Patrick Bonnaudet - coach et facilitateur d’intelligence collective.

 

Nous le savons tous, conduire un projet quel qu’il soit demande à se transformer, à se remettre en question pour continuer à avancer, à inventer, à ajuster nos positionnements, nos démarches, nos actions. Cette réalité est encore plus forte aujourd'hui, dans ce temps de mutations qui impactent tous les secteurs de notre vie. Depuis le début, nous avons profondément envie d’être un acteur de ce changement.Et nous ne sommes pas les seuls. C'est pourquoi nous avons réunis des personnes venant d'horizons divers afin de co-créer ensemble le terrain favorable à un mieux être et mieux vivre ensemble au service du développement humain et de la qualité de vie de notre territoire. 

 

Ce world café était organisé autour de trois questions sur lesquelles chacun des participants s'est penchées.

 

#1 Qu’est-ce qu’il a fallu que nous transformions pour préparer ce changement ?

Ils sont tous unanimes. Les profondes mutations de notre époque ont mené chacun sur des plans différents, des niveaux divers à se transformer dans leur rapport au temps, à la mobilité, au travail, à l'argent, à la famille, à la spiritualité, à la santé... D'un monde qui va à toute vitesse, chacun a senti la nécéssité de se poser des questions sur sa vie, sur lui-même et son rapport aux autres. Comme une envie d'appuyer sur "Pause" pour se recentrer, aller à l'essentiel, comprendre et chercher son chemin, changer de vision et s'ouvrir. 

 

#2 Qu’est-ce qui nous a le plus manqué pour opérer ces transformations ?

Le maître-mot de cette deuxième question fut la confiance en soi, aux autres, dans ce monde qui se transforme : une forme de peur de l'inconnu, de sortir de sa zone de confort. Viendront également la difficulté de choisir, de se construire de nouveaux repères, le manque de connexion et de compréhension entre les gens, le temps, l'argent, un sentiment de manque de liberté, de manque de soutien dans les prises de risque...

 

#3 Comment pourrions-nous ensemble créer les conditions favorables à ces transformations ?

Face à ces doutes, ces peurs que nous ressentons tous, les conditions favorables demeurent pour les participants :

- la multiplication des temps d'échange, de discussion, d'apprentissage, d'expérimentation laissant le droit à l'erreur. 

- la création, le renforcement d'espaces conviviaux et partagés dédiés à l'alimentation, au travail, au bien-être, à l'éducation... ouverts à toutes les générations.

- la mutualisation de ressources personnelles ou professionnelles.

- le besoin de leadership, d'actions concrètes, de plan d'actions, de se mettre en mouvement ensemble.

 

Quant aux idées d'actions concrètes à mettre en place, en voici quelques unes : la transmission d'expériences alternatives, la création d'un calendrier du changement, un jardin de l'Usine, un bar à BlaBla, l'accompagnement des bonnes idées, un fab lab, de nouvelles méthodologies de management, le graphisme pour tous...

 

Un après-midi riche d'expériences et de créativité qui nous a donné envie de poursuivre cette démarche en mettant en place dans les mois qui viennent des actions concrètes de facilitation de changement pour notre territoire. Elle nous a également confirmé la richesse humaine inscrite en chacun de nous, ce qui n'a fait que renforcer notre volonté d'ouvrir notre gouvernance à un plus grand nombre de personnes.