L'Usine entre dans la cour des grands.

05 Novembre 2015
- par
Emilie

L'Usine a 5 ans et vous offre son témoignage.

Oui, j’ai changé. Au fil de mes expériences, j’ai beaucoup appris. J’ai grandis.
 Tout a commencé par un rêve ou plutôt des rêves.

Le rêve de faciliter le lien entre des êtres venus de tous horizons, qui ont choisi de prendre leur destin en main afin de créer la friction créatrice.
Le rêve de réinventer le travail, de lui redonner du sens, d’en faire un espace de transformation de soi et du monde, un lieu de rencontres, de sociabilité et de capacitation.
Pour ce faire, j’ai créé le coworking, la communauté de talents. J’ai accueilli, aidé beaucoup d’entrepreneurs. J’ai créé des centaines d’événements sur mon territoire mixant culture et entrepreneuriat, et aidant ainsi à l’émergence de multiples projets. Quelle richesse ! Que de réussites !
Et j’ai bien entendu traversé de nombreuses épreuves. Ce serait mentir que de dire que je n’ai jamais désespéré. Mais, une chose est sûre pour moi aujourd’hui, toutes ces épreuves m’ont permis de me libérer.
De prendre conscience de l’immensité de nos conditionnements.

De sentir que tout était à l’intérieur de moi. Et donc, ce n’était pas le monde, notre société qu’il fallait transformer. Je n’étais victime de rien. Mais c’était à moi de me transformer et de reprendre ainsi mon entière responsabilité, de créer, de choisir mon propre chemin.
Et changer ainsi mon regard.

Sur le collectif qui ne peut exister que si chacun entame un véritable travail sur lui-même et avec lui-même.

Sur l’argent pour qu’il cesse d’être condamné et  retrouve sa vraie valeur, l’énergie qu’il est en réalité. Et sortir du manque, de cette peur du vide qui nous fige littéralement sur place et empêche tellement de personnes sur cette planète de développer leur plein potentiel.
C’est à travers ces prises de conscience et des choix courageux que je suis devenue autonome. C’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de laisser le coworking devenir autonome, poursuivre son propre chemin indépendamment de moi, car j’ai fait mon travail.

Et aujourd’hui, je n’ai plus peur. Je sens au plus profond de moi que je dois aller au-delà, viser plus loin et plus haut. Et je me sens prête pour cela.
Je ne donne que ce que je suis. Alors parce que j’ai pris conscience, parce que je me suis transformée et que je continuerai à me transformer encore et toujours, j’incarne aujourd’hui le changement. Je peux maintenant permettre à chacun, individuel et collectif, de se transformer, de se prendre en charge par lui-même. Je peux permettre à chacun de se mettre en réseau. Je peux organiser des rencontres entre des univers différents, afin de développer l’économie cyclique et circulaire respectueuse du vivant et de notre interdépendance.

Oui, maintenant je suis devenue grande. Je m’appelle l’Usine et j’ai 5 ans.